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Les
tempéraments Il est impossible d'accorder un instrument sans faire
de compromis, car la physique du son ne permet pas d'accorder tous les
intervalles parfaitement. Il est toujours nécessaire de privilégier
certains intervalles au détriment d'autres. C'est ce qu'on appelle
le tempérament. L'évolution des tempéraments dans
l'histoire de la musique européenne éclaire de manière
passionnante l'évolution du langage musical, car elle révèle
les intervalles qui caractérisent chaque époque. En élargissant
cette recherche, on peut également mieux comprendre comment sont
structurées les gammes européennes et celles d'autres civilisations,
et ce qui les différencie. |
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Conférence donnée le jeudi 16 février 2006 le mardi 14 mars 2006 du lundi 3 au vendredi 7 avril 2006 Rendre compréhensible aux non-initiés le sujet passionnant
des tempéraments: c'est le pari de Gaël Liardon dans Musique
en mémoire cette semaine. Gaël Liardon, organiste à
Villamont à Lausanne et professeur de musique, est familier du
sujet, lui qui a construit avec le facteur Jean-Marie Tricoteaux un
petit orgue positif facilement accordable, grâce à des
tuyaux télescopiques, afin de démontrer auditivement la
différence entre la justesse et la pureté d'une quinte,
entre une gamme naturelle et nos échelles occidentales anciennes
et actuelle, enfin entre le do et le si dièse... |
Cet instrument a été construit entre 1995 et 2004 par Gaël Liardon avec l’aide de la Manufacture de Felsberg (un grand merci à son directeur Richard Freytag et à tous ses collaborateurs), et harmonisé par Jean-Marie Tricoteaux. Il se trouve dans l'église de Villamont, à Lausanne (Suisse). Il est destiné à l'étude des tempéraments, non seulement de la tradition européenne, mais également des autres traditions.
Il contient quatre registres coupés en basses et dessus entre do et do dièse (principaux 8’, 4’ et 2’ et régale 8’). Les tuyaux métalliques à bouche sont munis d’une rallonge coulissante, faite d’une feuille de fer blanc enroulée (comme sur un mannequin), ce qui permet de modifier leur accord. La régale et la première octave du principal 8’ (tuyaux en bois bouchés) permettent de toute manière cette modification.
Les tuyaux ont été disposés de manière à être tous à portée de main : le sommier principal, en dessus du clavier, porte les petits tuyaux (régale et principaux jusqu’à la longueur de 2’) ; un deuxième sommier est placé derrière l’orgue au sol et porte les grands tuyaux (plus grands que 2’). Les gravures de ces deux sommiers sont reliées par des portes-vent en bois. Par choix esthétique et de sensibilité personnelle, la soufflerie est actionnée mécaniquement au moyen d’une pédale. Une deuxième pédale se trouve derrière l’orgue pour permettre de pomper en accordant les grands tuyaux. Un dispositif de régulation de la pression (à levier) a été ajouté pour faire fonctionner la régale.
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